Horaires 🕗Lieux 📍Professeurs 🥋
Mardi:
Aïkibudo/ 19h-20h30

Mercredi:
Katori/ 20h30-22h

Jeudi:
Katori/ 19h-20h30
Aikibudo/ 20h30-22h
mardi et mercredi– Dojo St Eloi, Lycée Saint Jacques de Compostelle

jeudi– Dojo du Complexe sportif Marie-Amélie (bât C7 – GU3)
• Julien Rubi: 3° Dan aiki (BF)
• Antoine Bertin: 2° Dan aiki (BF)

• Romain Levray: 3° Dan katori et 1° Dan aiki
• Dimitri: 2° Dan katori

Julien Rubi – 3e DAN

Julien Rubi découvre l’Aïkibudo en 2000, alors qu’il cherche une activité sportive en parallèle de ses études. Curieux de la pratique martiale de son frère, il pousse les portes du PEC Arts Martiaux sur le campus universitaire de Poitiers. C’est dans ce petit dojo qu’il rencontre Maître Christian Sicard, une figure marquante aux multiples grades (Judo-Jujitsu, Yoseikan Budo, Aïkido, Iaïdo) et au style unique, que Julien décrit affectueusement comme du « Sicard-Budo ».

À la suite du décès brutal de Maître Sicard en 2001, la section Aïkibudo du club est au bord de l’extinction. Mais Julien et un autre élève, Antoine Bertin, décident de se battre pour faire vivre cet héritage. Avec le soutien de Maître Alain Floquet et de plusieurs clubs de la région, dont ceux de Lagord, La Rochelle et Nueil-sur-Layon, ils reçoivent une formation régulière pendant trois ans, jusqu’à pouvoir relancer la section Aïkibudo à Poitiers.

Julien enseigne depuis 2009, dans un esprit de bienveillance, de rigueur et de bonne humeur. Il aime transmettre avec décontraction, tout en maintenant un cadre de travail sérieux.

Au sein du PEC Arts Martiaux, l’ambiance est chaleureuse et interdisciplinaire : chaque pratiquant peut s’essayer à différentes disciplines. Parmi les bons souvenirs, Julien se rappelle avec le sourire des soirées PEC organisées au dojo, où l’on projetait des vidéos martiales dans une atmosphère festive et conviviale.

Sa vision du Budo est claire :

« Le Budo est une voie martiale allant au-delà du tatami, visant le développement personnel. Il exige discipline, respect et humilité. C’est un cheminement continu d’amélioration de soi. »

Antoine Bertin – 2e DAN

Il découvre les arts martiaux à l’âge de 7 ans, à travers le Judo, qu’il pratique avec intensité pendant sept années, jusqu’à atteindre un bon niveau en compétition. Mais à l’adolescence, l’esprit sportif le lasse, et il met un terme à cette première étape. Ce n’est qu’en 1999 qu’il revient sur les tatamis, mû par une volonté nouvelle : pratiquer un art martial traditionnel, libéré de l’enjeu compétitif.

C’est ainsi qu’il entre au PEC Arts Martiaux, où il découvre un dojo singulier, animé par Maître Christian Sicard, un personnage haut en couleur qui enseignait dans une même séance Judo, Ju-Jitsu, Yoseikan Budo et Aïkibudo. Un enseignement dense, rythmé par des randoris inter-disciplinaires et porté par une personnalité aussi exigeante que bienveillante. Une rencontre déterminante, qui marquera un tournant dans sa vie.

En 2001, Maître Sicard disparaît tragiquement. Malgré la peine, avec son camarade Julien Rubi, ils décident de poursuivre la voie ouverte par leur professeur. Ils sollicitent alors Maître Floquet, qui les guide vers d’autres enseignants comme Fernand Azzopardi, Didier Moura et Alain Vaschy, lesquels les formeront avec générosité pendant plusieurs années.

Il commence à enseigner en 2004, au sein du PEC, où il perpétue l’esprit de ses maîtres avec une approche pragmatique, sincère et bienveillante, fidèle à la tradition, mais ancrée dans les réalités du présent. Il valorise une progression sur le long terme, loin de l’immédiateté.

Le PEC, c’est pour lui une école d’arts martiaux à part entière. Un lieu d’échange, de transmission, d’ouverture. Il y défend l’idée que chaque art enrichit l’autre, dans une ambiance où l’ego n’a pas sa place, et où la curiosité prime sur la comparaison.

Souvenirs, Souvenirs…

« Avec le temps qui passe, il y aurait des centaines d’anecdotes de tatami à raconter, des moments incroyables vécus lors de stages, des rencontres fondatrices… mais ce serait beaucoup trop long à évoquer.
Si je devais n’en retenir qu’une, marquante et importante, ce serait la rencontre avec Sensei Floquet, lors de stages, où sa présence, son charisme et son incroyable technique m’ont décidé à poursuivre dans la voie qu’il est toujours en train d’écrire. Tradition et évolution. »

Sa vision du Budo :

« Le Budo, c’est aligner le corps et l’esprit, c’est être sur la voie de la sincérité. Le Budo c’est œuvrer pour la paix, qu’elle soit intérieure ou tournée vers les autres, au quotidien. Le Budo est un chemin dont on atteint jamais la destination, car à chaque pas effectué, l’horizon s’éloigne d’autant, et donne envie d’avancer, encore et toujours, vers le « mieux ». »